REPUBLIQUE TUNISIENNE
MINISTERE DE L'AGRICULTURE
_oOo_
DIRECTION GENERALE DES
RESSOURCES EN EAU
Arrondissement de Tataouine
CARTE DES RESSOURCES EN EAUX
SOUTERRAINES DE LA TUNISIE
ECHELLE : 1/200.000
(Feuille de Tataouine N°32 et Sidi Toui N°33)
oOo
AVRIL 1989 H. YAHYAOUI
SOMMAIRE
1 - Cadre général
2 - Nappes profondes
2.1- Nappe du remplissage Mio-plio-quatemaire d'El Ouara
2.2- Nappes du Contiental Intercalaire (CI)
22.1- Nappe Wealdienne (Aquifère inférieur de CI)
222- Nappe albienne (Aquifère supérieur de CI)
23- Nappe du Callovo-Oxfordien
2.4- Nappe des calcaires bathoniens
2.5- Nappe de Pargilo-carbonaté (Trias supérieur)
2.6- Nappe de l'argHo-gréseux inférieur (Trias moyen et inférieur ).
3 - Nappes phréatiques
3.1- Réservoirs aquifères
3.1.1 - Nappe phréatique des gorges du Dahar
3.12 - Nappe phréatique du CI du piédmont de Dahar
3.13 - Nappe phréatique du Callovo-Oxfordien
3.1.4 - Nappe phréatique du Bathonien
3.1.5 - Nappes phréatiques du Trias supérieur et du Lias.
3.2 - Piézomètrie
33 - Géochimie
3.4 - Ressources et exploitation
Annexe
- Tableau : Caractéristiques de principaux forages des feuilles de Tataouine et de Sidi Toui.
1-Cadre général
Les feuilles de Tataouine n° 32 et Sidi Touir n° 35 à l'échelle 1/2OO.OOO de la carte des
ressources en eau couvrent la partie orientale du plateau de Dahar ainsi que la partie Sud-Ouest de cette
plaine d'El Hamada entre les reliefs de Sidi Toui-Rehach et la falaise du Dahar. La géomorphologie de la
zone est caractérisée par la succession d'affleurement de couches dures et de couches tendres dont
l'allongement se fait dans la direction NW-SE à NE-SW. Cette zone se trouve par conséquent sub-divisée en
trois plaines principales par cinq lignes de cuesta ou falaises. Il s'agit Ouest en Est, de la plaine de Remtha -
El Ateuf, h plaine allant de Bir Thalathine à Dehibat et la plaine d'El Ouara qui est traversée à son tiers
occidental par l'alignement des buttes carbonatées passant par Zemilet Habeur.
Les limites de ces deux feuilles sont les suivantes :
- au Sud, les feuilles de Dehibat n" 36 et Mechehed Salah n° 37.
- au Nord, les feuilles de Medenine n° 28 et Zarzis n° 29
- à l'Est, la frontière Tuniso-Libyenne.
- à l'Ouest, la feuille de Bou Flija n° 31
La zone ainsi délimitée est occupée par des séries mésozoïques monoclinales, à faible pendage vers
l'Ouest et le Sud- Ouest. Il s'agit du flanc occidental de dôme de la Jeffara qui été raboté par l'érosion
jusqu'au piédmont du Dahar.
A l'Ouest des reliefs de Sidi-Toui - Rehach, la tectonique cassante n'apporte pas de complications
structurales remarquables. Par contre, à l'Est de ces reliefs, de nombreuses failles, parfois à grand rejet
vertical, ont entrainé l'effondrement du flanc oriental du dôme de la Jeffara suivant une direction parallèle à
la côte.
La pluviométrie annuelle moyenne varie, dans cette zone, entre 100 et 150 mm.
La chaine montagneuse du Dahar passant par Ghomrassène, Duiret, etc ...correspond à la partie la
plus arrosée de la région considérée ce qui est interprété comme étant le résultat des flux qui mènent les
pluis du Nord et qui s'amortissent progressivement en allant vers le Sud (Matmata : 210 mm ; El Ferch : 150
mm, Bir Amir : 80 mm). On remarque aussi qu'il y a une constance de la pluviométrie sur toute la plaine
d'El Ouara (110 mm) et une augmentation vers le N.E à partir des reliefs Sidi-Toui-Rehach (130 mm à
Kirchaou).
Le réseau hydrographique est dense et le ruissellement est fort sur les reliefs mais faible dans les
plaines et surtout celles d'El Ouara et d'El Hamada.
Les ressources en eaux souterraines des feuilles de Tataouine et de Sidi Toui sont partagées entre
les nappes profondes et les nappes phréatiques.
2-Nappes profondes
Leur importance dépend quasi -exclusivement de la lithologie et de la géomorphologie des séries
mésozoïque dans les trois zones précédement distinguées.
Le plateau du Dahar et son piédmont oriental sont le siège de la nappe du Continental Intercalaire
(CI) qui trouve sa continuité hydrogéologique dans l'Extrême-Sud tunisien. Néamoins, cette nappe perd de
son importance, sur les plans qualitatif et quantitatif, au Nord de Bir Amir et à partir de Guelb El Ibel.
Dans la zone limitée par le piédmont du Dahar et les reliefs de Rehach-Sidi-Toui, on distingue des
unités hydrogéologiques dispersées d'une importance limitée. Ces unités sont :
-La nappe du remplissage mio-plio-quaternaire d'El Ouara localisée dans la partie sud-ouest de la
feuille de Sidi Toui,
•La nappe des calcaires callovo-oxfordiens entre Bir Thlathine et El Ferch,
•La nappe des calcaires bathoniens dans les régions de Ksour Jlidet, Oued El Ghar, El Gordhab...
-La nappe du Trias carbonate s'étendant sur une bande allant depuis le revers occidental des reliefs
de Sidi Toui jusqu'aux Bir Bhir et Rehaïech situés au Nord. '
A l'Est des reliefs Sidi Toui-Rehach se situe le domaine de la nappe logée dans les grés du Trias
moyen et inférieur. La majorité de ces nappes profondes sont susceptibles d'être exploitées conjointement
par des puits de surface ayant moins de 50 m de profondeur et par des forages plus profonds.
2.1-Nappe de remplissage mio-plio-quateraaire d'El Ouara :
Elle couvre le tiers méridional de la feuille de Sidi-Toui et la partie avoisinante de la feuille de
Mechehed Salah (Mamou A., 1984 et Yahyaoui H., 1986) ainsi qu'une bonne partie de la plaine d'El Ouara
Libyenne, nommée El Assa. Dans cette zone, l'épaisseur du remplissage est la plus importante (178 m dans
le forage Zoltane en Libye). La salinité moyenne est de l'ordre de 6 g/1.
La géométrie du réservoir aquifère, sa lithologie ainsi que l'alimentation de la nappe ont été
exposées dans la notice de la carte des ressources en eau de Dehibat et de Mechehed Salah (Yahyaoui H.,
1988). En ce qui concerne la piezométrie, il paraît évident que les alignements de Sebkhats frontaliers et de
Mellahet Ez Zarhaounia en Libye constituent l'exutoire naturel de la nappe de remplissage d'El Ouara dans
son ensemble. Ses isopiézes devraient être convergentes vers cet exutoire et l'écoulement de la nappe, au
niveau des feuilles de Sidi Toui et Mechhed Salah est orienté de SW vers le N.E. Quant à la salinité de l'eau
de cette nappe au niveau de la feuille de Sidi Toui, elle varie entre 4 et 5 g/1 dans la zone centrale et de 5 à 6
g/1 dans les parties orientale et occidentale de la nappe.
Les ressources renouvelables de la nappe du remplissage d'El Ouara tunisienne ont été estimées à
240 1/s (Mamou A., 1987). Cinq forages ont y été crées. Ils sont en mesure d'exhaurer 90 1/s mais
l'exploitation réelle n'est actuellement que de 51/s.
La nappe du remplissage d'El Ouara n'est actuellement qu'en état préliminaire de reconnaissance.
La continuation et l'approfondissement de son étude hydrogéologique exigent la réalisation d'une
prospection électrique AB/2 = 150 à 200 m qui couvre la totalité de l'aquifère ainsi qu'un complément de
forages de reconnaissance sur trois sites au moins.
12- Nappe du Continental Intercalaire (CI):
Les aspects géologiques fondamentaux des séries continentales du Crétacé inférieur de l'Extrême
Sud tunisien ont été plus ou moins détaillés dans des études ultérieures (ERESS, 1972, G.BUSSON, 1970,
Yahyaoui, 1987). La partie relative au piedmont oriental du Dahar demande encore à être synthétisée.
Le Crétacé Inférieur de l'Extrême-Sud, connu pour être gréseux, contient les dépôts gréso-argileux,
continentaux intercalés entre deux séries essentiellement carbonatées d'origine marine franche qui sont le
Jurassique supérieur et le Crétacé moyen.
La limite inférieure de cet ensemble continental a été placée au toit des derniers bancs de dolomies
cristallines qui reposent en parfaite concordance sur les calcaires oxfordiens de la formation calcaires et
marnes Foum Tataouine de Busson (1987). Ce faciès est connu sous le nom de Sebaia supérieure Burrollet.
Sur le plan hydrogéologique, il est plus commode de placer le mûr de CJ relativement plus haut au sein de
la série de Marbah El Asfer. Cette limite proposée correspondra à l'interface qui met en contact le membre
détritique de la formation précédente et le membre marno-dolomitique et gypseux situé plus bas.
Cette subdivision permet, de placer les séries marines à la base et celles qui ont tendance à être
continentale au sommet ; de même qu'elle permet de distinguer l'aquifère sablo-gréseux de CJ de son écran
imperméable sous-jacent. Khessibi a daté la barre dolomidque localisée i la base de la formation Marbah
El Asfer au col de Bir Miteur, comme étant kimméridgienne et ceci en se basant sur la présence d'algues et
foraminifères déterminés par Peybernes (1984). Plus recement, ce niveau a fourni un Oursin, déterminé par
Clavel qui a confirmé aussi l'âge Kimméridgien (Bouaziz S., 1986).
H apparaît ainsi que le membre basai de la formation Marbab El Asfer qui constitue le substratum
de l'aquifère de CI peut être attribué à l'Oxfordien-Kimméridgien. Ceci n'empêche que la limite inférieure
de CJ est toujours lithologique du fait de l'enrichissement progressif du Sud vers le Nord du membre
détritique de la formation Marbah El Asfer en argiles et en dolomies. Cette limite lithologique correspond
au passage des sables fins, parfois argileux aux marnes grises charboneuses et pyriteuses, avec gypse diffus.
La limite supérieure du CJ est concrétisée, d'après BRUSSON (1967), par le passage d'un faciès
sablo-argileux rouge du Barrémo - Aptien inférieur à un faciès dépourvu d'éléments détritiques mais de
nature dolométique ou argUo-gypseuse et carbonatée attribué soit à l'Aptien soit à PApto-Cénomanien.
Les travaux récents de cartographie et de paléontologie (Ghanmi M. et Zarbout M., 1989) ont
démontré que la barre carbonatée (Aptien de Busson), qui apparaît à partir de Chenini, surmonte au
Tebaga de Médenine, des niveaux à Ammonites (détermination de Memi L.), caractéristiques de l'Albien
moyen-supérieur S.S (Ben Youssef et al, 1985). Cette barre nommée unité Radouane à une très vaste
extension géographique et elle est bien représentée sur le Dahar et la chaîne des Chotts. Elle passe
latéralement au Sud de Chenini, à Jebel Bou Louha, à des séries détritiques avec des influences
continentales de plus en plus prononcées.
Intennédiairement entre ces deux limites, les séries de C I sont subdivisées en trois formations au
sein desquelles on différencie deux aquifères gréseux. Ces trois formations sont :
a) le membre détritique de la formation Marbah El Âsfer : II constitue l'aquifère inférieur de CI.
De nature essentiellement gréseuse, il est qualifié, ainsi que les argiles vertes sus-jacentes (formation
Duiret) de Wealdien (Bouaziz, 1986).
b) Formation des argiles vertes (formation Duiret) : Etant donné sa nature exclusivement
argileuse. Cette formation constitue un aquiclude qui sépare les deux unités gréseuses du continental
intercalaire.
c) Formation de Aîn El Guattar : C'est l'équivalent de la formation de Chenini (Albien de Burrollet
et aL 1963) qui a été attribuée par Busson, (1967) ou Barrémo-Aptien inférieur .
Plus récemment, Jaeger et al (1985) y ont distingué une association de dents de Sélaciens,
d'Actinoptérigéens ce qui indique, d'après eux, un âge albien comme l'a proposé Tlig (1978). Les dernières
recherches sur le gisement fossilifère de Chenini ont montré la présence d'une faune abondante de vertébrés
fossiles qui comprend des poissons et des Reptiles (détermination de Cappitta H. C.N.R.S. ; U.S.T.L.
Montpellier) confirmant ainsi l'attribution de cette formation de Chenini à î'Albiea inférieur (Bouaziz,
1988). Cette unité gréseuse est surmontée en concordance par l'unité carbonatée de l'Albien moyen-
supérieur ou l'Albo-Cénomanien. Elle constitue le meilleur aquifère de la feuille de Tataouine.
On différencie ainsi au sein du Continental Intercalaire deux nappes qui sont la nappe wealdienne
et la nappe albienne.
2.2.1-Nappe wealdienne (Aquifère inférieure de CI) :
Elle constitue la meilleure entité hydrogéologique de la feuille de Déhibat, mais cette nappe perd
énormément de son importance à partir des confins sud-ouest de la feuille de Tataouine car, à partir de la
ligne passant sensiblement par Bir Ben Naceur - le forage Béni El Abrg (19413), le membre basai non
aquifère de ia formation Marbah El Asfer s'épaissit rapidement au détriment du membre gréseux sus-
jacent. En effet, ce membre gréseux diminue d'épaisseur et s'enrichit en argiles. Ses éléments détritiques ne
sont plus dominants et il ne renferme plus que des lentilles ou passées sableuses de taille variable.
Cest le cas de la lentille d'El Briga Sghira dont l'épaisseur n'est que de 2 m au forage El Briga (N°
IRH 19247/5) et de 30 m au forage El Briga Sghira. Les passées sableuses et gréseuses ont été rencontrées
très souvent à partir de Sedrat Douiouir (Bir Amir) en passant par Bir Thlatnine, El Mesreb et jusqu'à El
Mdhila et Guermassa à l'Ouest de Ghomrassène.
Ces passées et lentilles sableuses recèlent une nappe profonde dans les reculées de Ras El Oued,
Chenini, Guermassa et sous le plateau de Dahar.
La paléogéographie générale de la région caractérisée par l'amincissement des séries vers le Nord,
et la prédominance des sables souvent argileux et gypseux, fins à très fins et lenticulaires, explique la salinité
relativement élevée de l'eau et les débits spécifiques faibles.
Cette configuration lenticulaire des séries wealdiennes sur le quart nord-ouest de la feuille de
Tataouine nécessite un complément de reconnaissance par forages de la nappe dans cette région.
222 - Nappe albienne (aquifère supérieur de CI):
Le toit de Paquifère de l'Albien inférieur coincide avec la limite supérieure de CJ. Son mur
correspond à l'interface mettant en contact le conglomérat de base de la formation de Aïn El Guattar avec
les argiles vertes (formation Douiret).
La formation de Ain El Guattar a été décrite et définie dans le secteur Nord de Bassin versant de
Aïn Dekouk (Busson, 1967). Elle est constituée par un niveau conglomératique à la base, des sables
grossiers à dragées dé quartz dans la moitié inférieure, un niveau d'argile rouge brique vers le milieu et des
sables hétérogènes et de plus en plus argileux et fins au sommet. Son épaisseur totale est de 85 m.
L'épaisseur et la lithologie de cette formation demeurent invariables en allant vers le Sud et l'Ouest,
mais elle biseaute brusquement vers le Nord, à Baten El Ghazel au niveau du môle de Touil El Hira.
Contrairement aux suggestions de Busson ; la formation de Aïn El Guattar réapparaît au Nord de
Beten El GhazeL Sa présence sous forme de grandes lentilles a été mise en évidence à l'affleurement à
Chenini , Bir Miteur , Baten El Hmaïma etc.. par les travaux récents de cartographie et de paléontologie
(Bouaziz S., 1988). Elle est nommée formation Chenini ou unité gréseuse de l'Albien.
Cette formation a été rencontrée également dans le forage Oued Rabta (n° IRH 19366/5) à 17 km
au Nord de Baten El Ghazel où on trouve, sous les argiles vertes, 65 m de sables grossiers hétérogènes,
parfois cimentés en grés très durs (ciment silicieux). Sa position topographique a fait qu'elle est denoyée à
cet endroit.
L'aquifère albien a été capté par sept forages dans le secteur de Bir Amir. Dans ces forages la
lithologie de l'aquifère est identique à celle de la coupe de Aïn El Guattar, mais il se présente sous forme de
lentilles plus ou moins discontinues ce qui n'est pas le cas dans l'arrière pays sur la plateforme Saharienne.
L'écoulement de la nappe de l'Albien inférieur s'effectue à Bir Amir vers l'Ouest rejoignant ainsi le
domaine saharien.
La salinité de l'eau croit latéralement d'Est en Ouest ; elle varie entre 2 et 3 g/1 dans le bassin de
Bir Amir et atteint 3,8 g/1 à l'extrémité occidentale de ce bassin. D'après les diagraphies, le passage des
sables sous-jacents aux argiles rouges briques intermédiaires au sein de la formation de Ain El Guettar, est
associé à la présence des eaux les plus salées de la formation. On note lors des essais de pompage une
augmentation de salinité proportionnelle au débit et à la durée de pompage.
Le débit spécifique moyen de cette formation est de l'ordre de 6 1/s/m. Le coefficient
d'emmagasinement est au niveau du forage Temejine 2 (194O5/5) de 1,8 %.
Les ressources exploitables dans le bassin de Bir Amir sont estimées à 50 1/s (DJLE. 1987). Ces
ressources peuvent être mobilisées en totalité par les forages existants.
Dans le quart nord-ouest de la feuille de Tataouine, les sables de l'Albien inférieur doivent faire l'objet
d'une reconnaissance par forages pour s'assurer de la présence et de l'épaisseur de cet aquifère ainsi que de
la salinité de son eau.
23. Nappe du Callovo-Oxfordien (Calcaires et marnes de Foum Tataouine) :
Cette formation est subdivisée, dans la province centrale mésozoïque de la Jeffara, en quatre unités
cartographiques (O.N.M. 1989) On a pu distinguer de bas en haut :
a - l'unité de Déni Oussid : Alternances de dolomies, de marnes et de calcaires fossilifères à rares
passées gréseuses,
b - l'unité de Khechem El Miît : Marnes et calcaires fossilifères riches en Céphalopodes,
Lamillibranches, Brachiopodes, Echirodermes, Gastéropodes, Ostracodes...,
c - l'unité de Ghomrassène : Barre de calcaires en gros bancs jointifs blanchâtres, dolomitiques par
endroit et à débris d'organismes,
d - l'unité de Haddada : Calcaires et marnes fossilifères à Cépholopodes, Echinodermes,
Ostracodes...
Les deux premières unités ont été attribuées au Collovien (Busson G. et TRINTANT 1967 ;
Bouaziz S., Donze P., et Clarrel B., 1986).
Malgré des travaux récents (P.Donze et Clarrel B., 1986) indiquant à ce niveau un âge Collovien
supérieur à moyen (détermination incertaine), l'Oxfordien débute à partir de la barre de Ghomrassène
(Dufaure P.H., 1967). Vers le Nord, toute la série s'enrichit nettement en carbonates avec des bancs épais et
jointifs.
Les eaux de ruissellement sont collectées par de nombreux telwegs et Oueds, qui convergent à l'Est
vers un exutoire unique, sous forme d'une vallée taillée en U, orientée perpendiculairement à la direction du
pendage de la formation des calcaires et marnes de Foum Tataouine. Cet exutoire des eaux de ruissellement
correspond également à un exutoire des eaux souterraines de la nappe logée en partie dans les calcaires et
les alluvions d'oueds, avec émergence, dans la zone le plus basse de la vallée, d'une source perenne et salée.
Ces phénomènes géomorphologiques et hydrogéologiques se répètent, sur la feuille de Tataouine
d'une façon identique à Aïn Dekouk et Rass El Aïn (El Ferch).
La vallée de l'Oued Tataouine a été déformée par un ravinement accentué et incliné par rapport à
la direction de pendage des couches depuis Bir Jerjer jusqu'à Tataouine-ville (15 km). Cette évolution
géomorphologique permet d'avoir une zone d'epandage des crues sur les calcaires callovo-oxfordiens
beaucoup plus étendue que celles observées dans les régions de Aïn Dekouk et Rass El Ain. Ceci fait que la
nappe correspondante est plus importante. La source constituant l'exutoire de cette nappe est appelée
"Charaa". Elle a tari depuis plusieurs années sous l'effet de l'exploitation intensive suite à la multitude de
puits de surface pompés dans la région.
La nappe logée dans les calcaires fissurés et les alluvions correspond à des niveaux aquifères
phréatiques et profondes.
De nombreux forages de reconnaissance localisés entre la zone située à l'Ouest de Ras El Aïn et de
Bir Thataouine ont montré qu'en profondeur, les bancs calcaires sont moins fissurés et les eaux qui y
circulent sont beaucoup plus salées (Débit maximum de 3 à 51/s, salinité de 5 à 6 g/1). Par contre, la plus
part des puits de surface, creusés sur les affleurements calcaires et dans les lits majeurs des oueds
fournissent un débit satisfaisant et une eau à salinité variant entre 1 et 2£ g/1.
2.4 - Nappe des calcaires bathoniens (calcaires de Krachoua) :
Cette formation se présente sous forme de longues corniches, qui s'atténuent progressivement du
Nord vers le Sud suivant une direction sub-méridienne à travers la feuille de Tataouine.
Elle est encadrée par les formations tendres des gypses de Mestaoua à la base et les argiles et grès
de Techout au toit. La coupe-type levée par Busson (1967) le long de la piste Ajej - Ezzohra
(Krachoua), correspond globalement, de bas en haut à :
- 30m de calcaires prépondérants et de dolomies avec rares intercalations argileuses et gypseuses ;
- 70 m de calcaires dolomitiques et de dolomies. Vers la partie supérieure, les intercalations
argileuses et gypseuses deviennent de plus en plus abondantes au détriment de carbonates ;
L'évolution des faciès vers le Sud se caractérise par un enrichissement en gypses et argiles au
dépens des carbonates.
Les fossiles caractéristiques provenant de bancs calcaires de Krachoua ont permis à Peybernès et al
(1984) de leur attribuer un âge bajocien supérieur - bathonien inffoigyr.
Cette unité carbonatée est affectée par plusieurs failles d'une importance variable. La faille majeure
anté-Bajocien subdivise le bassin de sédimentation de ces carbonates en deux domaines distincts :
- Au nord, les calcaires de Krachoua avec des épaisseurs réduites qui reposent sur des dolomies
informes ;
- Au sud, ces mêmes calcaires avec des épaisseurs plus importants reposent en concordance sur
l'épaisse formation du gypse de Mestaoua.
Ces carbonates jurassiques restituent à partir de Techout et en allant vers le Nord une nappe d'eau
dont les débits spécifiques sont généralement faibles. Ceci resuite du manque total de fissuration (forage
Ksour Jlidet, N° IRH 19215/5, Gdira, N° IRH 19650/6, ... ). Néanmoins, dans les couloirs de failles
(Exemple : forage Oued El Ghar (N° IRH 5600/5) les débits spécifiques sont importants.
L'alimentation de la nappe de calcaires bathoniens se produit exclusivement par l'infiltration
partielle des eaux de ruissellement des oueds Beni-Blel et Tataouine. La profondeur du plan d'eau est
partout supérieure à 60 m.
L'eau est souvent de bonne qualité et la salinité varie de 1,5 à 3,5 g/1.
Les ressources renouvelables de cette nappe sont estimées à une dizaine de litres par seconde
(Yahyaoui H., 1989) l'exploitation actuelle est encore insignifiante.
2.5 - Nappe de l'argilo-carfoonaté (Trias supérieur) :
Cet ensemble affleure le long des reliefs de Sidi Toui et de Rehach et disparait au Nord de Guelb
Lamsène (grès de Kasbet Ammar sur la feuille de Tataouine).
Dans la Jeffara, il est essentiellement constitué de carbonates (Bouaziz S. et Mello P. , 1985 ) on
distingue de bas en haut les unités lithostratigraphiques suivantes :
a • Les dolomies de Mekhaneb : Ce sont des dolomies en petits bancs , très fossilifères, épaisses de
8 à 10 m , avec intercalations décimétriques d'argiles et de marnes et qui reposent sur les grès de Kirchaou.
Les dernières déterminations du contenu fossilifère de ces dolomies ont permis à RAKUS ( 1981 )
et Adolf F., (1984) d'attribuer un âge carnien supérieure aux dolomies de MEKHANEB.
b - Les grès de Touareg : Au sommet de l'unité précédente, une surface ferruginisée, recouverte par
un niveau conglomératique, marque le passage à une série détritique épaisse de 15 à 20 m. Celle-ci est
essentiellement constituée de grès azoïques. Ces grès dont l'épaisseur reste constante jusqu'au Sud-Est de
Guelb Lamsène disparaissent plus au Nord. Ils ont été attribués par Bouaziz, (1986) au Carnier moven.
c - Les dolomies de Rehach :
Elles culminent les reliefs de Rehach-Sidi Toui et affleurent largement sur le plateau du Rehach. Il
s'agit de bancs de dolomies en alternances avec des niveaux argileux d'une épaisseur totale de 80 m. Comme
les séries mésozoïques de la Jeffara , cette unité dolomitique s'amincie vers le Tebaga de Médenine
parrallelement la transgression érosive des dolomies de Messaoudi qui agit dans le même sens. Ainsi, à
Oued Ouatouat, les dolomies de Rebach ont complètement disparu et celles de Messaoudi reposent en
discordance sur les gris de Touareg. (Bouaziz, 1986).
Les dolomies de Rehach sont comparables aux calcaires d'Azizia en Libye qui sont attribues au
Carnien par Desio et aL (1960) et Adloff et al, (1985). :
Vers le Sud-Ouest, la nature lithologique des dolomies de Rehach se maintient avec des carbonates
prépondérantes mais elles s'enrichissent progressivement en argiles.
La structure du massif de Rehach correspond à un manoclinal à faible pendage vers le Sud-Ouest et
le Sud. Cette structure est affectée par un reseau de failles d'effondrement N.W - S.E et E.W et (Bouaziz,
1986).
Les failles N.W - S.E affectant les dolomies triasiques suivant la direction du pendage peuvent être
à l'origine de karsts immergés le long d'Oued Rebhane, Oued Es Saouinia et surtout le long d'Oued El
Majene. Les directions N.E - S.W sont celles de nombreux oueds dont les plus importants sont Oueds Smar
et Khaoui Lajred. Ce dernier correspond à un large cours d'eau actuellement inactif, qui suit la faille passant
par Remada , Sebkhat Om El Khialet et Bahiret El Bibane. Cette faille et l'écoulement de l'oued par la
suite ont complètement raboté les dolomies triasiques entre Sidi Toui et Ksar El Morra.
Une nappe d'eau , souvent salée , se trouve logée dans les dolomies triasiques fissurées , qui
n'affleurent que partiellement ou sont proches de l'affleurement.
A l'Ouest des reliefs de Sidi Toui, la nappe est légèrement jaillissante ou légèrement en charge
(Forage El Atbni n° I.R.H : 192O5/5, NS = + 1,15 m) avec une eau à salinité excessive (RS = 8,4 g/1) et un
débit spécifique faible ( O,21/s/m ).
Entre les reliefs de Sidi-Toui et ceux de Rehach dans la zone taillée par Khaoui Lajered, les
calcaires aquifères sont susceptibles d'avoir un débit spécifique important à l'occasion du passage de la faille
mais la salinité de l'eau demeure élevée ( 6 à 8 g/1 à Bir El Fahem , Blr El Morra etc... )
Au Nord-Ouest de Sebkhat Om El Khialet , le débit spécifique reste faible alors que la salinité
s'améliore en s'eloignant de la Sebkhat. Elle varie entre 3,5 et 5,5 g/1.
Plus au Nord, parallèlement aux reliefs triasiques carbonates , entre Oudeï Boujlida au Sud et
Kaabet Ammar au Nord, les données des puits de surface montrent que le débit spécifique est très faible et
que la salinité se situe entre 3 et 5 g/1.
En conclusion, les études lithostratigraphiques récentes ajoutées aux données disponibles des points
d'eau , justifient la réalisation d'une prospection hydrogéologique par forages de ces unités carbonatées.
Cette prospection aura pour objectif de déterminer les caractéristiques des aquifères et d'évaluer les
ressources exploitables. Cette étude concerne la frange affleurante ou proche de l'affleurement des dolomies
de Sidi Toui plus particulièrement dans les couloirs de failles principales. Cette frange couvre une zone qui
fait à peu près 85 km de long et 10 km de large.
L'exploitation actuelle de cette nappe se limite au forage Garaet Helal (3,51/s) et une vingtaine des
puits de surface.
2.6 • Nappe de l'argilo-gréseux inférieur (Trias moyen et inférieur)
L'argilo-gréseux inférieur triasique correspond en affleurement aux grès et argiles rouge-briques
apparaissant sur les versants orientaux des reliefs de Rehach-Sidi Toui et dans les plaines de Kirchaou et
d'El Ababsa. Bouaziz S., (1986) y a dinstingué les deux formations suivantes : i
a • Les grès de Sidi Stout. (Trias inférieur) : II s'agit de grès rouges et sombres, souvent indurés qui
présentent des stratifications obliques très fréquentes et des passées d'argiles rouge briques plus ou moins
épaisses. Par comparaison aux grès de Bir Ejjaja du Nord-Ouest Libyen, rattachés aux Trias inférieur par
ADLOFF et al (1985), ces grès ont été attribués au Trias inférieur.
b - Les grès de Kirchaou (Trias moyen) : Ce sont des grès et des argiles de même nature
lithologique que ceux de Sidi Stout mais beaucoup plus fins et nettement plus argileux. Ces grès sont
couronnés par les dolomies inférieures de Busson (1967) ou dolomies de Mekhaneb de Racus (1981) et sont
datés par Busson (1970) du Trias moven. Leur homologue dans le Nord-Ouest Libyen correspond aux grès
de Rafts F.1 Hytnia.
D'après Busson (1970), l'argilo-gréseux inférieur de FExtrême-sud tunisien peut être subdivisé en
deux unités lithostratigraphiques bien distinctes :
- A la base, la série grossière (Grès de Sidi Stout de Bouaziz) constituée de grès grossiers à moyens,
souvent argileux et parfois dolomitiques avec présence fréquante de dragés de quartz et de passées
argileuses.
- Au dessus, la série fine supérieure (Grès de Kirchaou de Bouaziz), constituée par des grès fins à
très fins, souvent argileux mais parfois dolomitiques, contenant des intercalations de dolomies et d'argiles
barriolées et épaisses.
Au Trias inférieur et moyen, la zone la plus subsidente de FExtrême-Sud était axée sur une ligne
passant par Medenine et Kirchaou. Elle est connue sous le nom de "la fosse triasique de la Jeffara". Le long
de cet axe, l'épaisseur maximale de l'argilo-gréseux inférieur est de l'ordre de 700 à 800 m. Elle diminue
rapidement vers l'Ouest (200 m à Tataouine) et plus doucement vers le Sud (A Sidi Toui ST1 série grossière
: 304 m et série fine supérieure : 296 m).
Plus à l'Est , la fosse de la Jeffara est limitée par la faille majeure de Medenine dont le
compartiment effondré correspond à la zone côtière de la Jeffara.
Les plaines d'El Hamada et de Smar sont affectées par de nombreuses failles d'effondrement qui
ont été à l'origine de l'effondrement du flanc oriental de dôme de Jeffara. Cet effondrement ne s'est produit
qu'avec les mouvements atlasiques. Ceci laisse supposer la présence de séries Crétacées sous la plaine d'el
Hamada. C'est ce qui a été confirmé par le forage de Machhed er Raoueg (Mamou. A, 1987).
La variation d'épaisseur de Trias gréseux ne s'accompagne dans le Sud tunisien d'aucune évolution
de faciès (Busson G., 1970).
Les séquences des grès triasiques des feuilles de Tataouine et Sidi - Toui restituent sur l'ensemble
de la plaine d'el Ababsa une nappe d'eau souterraine importante.
Les forages pétroliers (N.M1, STI, ...) localisés dans ei Ouara montrent que ies eaux de niveaux
gréseux du Trias sont très chargées en sels, en effet, la salinité est partout supérieure à plusieurs dizaines de
grammes par litre. Le captage de ces formations par forages nécessite des profondeurs de 1000 à 1300 m.
A l'Est des reliefs carbonates triassiques ( coin Nord-Est de la feuille de Tataouine), les grès de
Kirchaou restituent une nappe phréatique exploitée par de nombreux puits de surface. Cette zone, ainsi que
sa continuité sur la feuille de Medenine, constituent les zones d'alimentation de la nappe des grès du Trias.
Les d anées de sources gaillissantes ( Aïn El Kidoua, R.S » 5,84 g/1 et Aïh Echcharchara, R.S = 9,46 g/1)
et celles des forages pétroliers (KR1, LG2 et Dmb, etc..) montrent que les nappes profondes logées dans les
grés du Trias inférieur et du Permo-Trias sont jaillissantes et que les eaux y sont assez chargées en sels (10 à
2O g/1). Il s'avère que la salinité augmente avec la profondeur (Forage Guelb Errakhem n° IRH 19367/5,
forages pétroliers KR1, LG1, LG2, et LG3 etc...) (Mamou A., 1983).
Plus au Sud-Est, entre Sabkhet Erg El Makhzène et Sabkhet El Magta, les eaux de puits de surface
captant les grès triasiques sont à plus de 8 g/1 exceptée la zone située à proximité du versant oriental de
Sidi-Toui dont où la nappe est influencée par l'alimentation locale.
Dans cette région, le forage de Mechhed Errouag (n° 19471/5, PT = 202 m) capte le remplissage
d'El Hatnada et probablement des calcaires Cénomaniens avec une eau chargée de 8,76 g/L
Le débit exploité à partir de cette nappe provient exclusivement de l'exploitation par puits de
surface et des sources. Ce débit est de l'ordre d'une vingtaine de lityres par seconde.
L'évaluation des ressources renouvelables de la nappe des grès du Trias ne peut se faire sans une
meilleures connaissance de la géométrie de son réservoir ce qui nécessite une meilleure connaissance
hydrogéologique de la zone allant de Tebaga de Médenine au Nord aux reliefs Rehach - Toui au Sud. Cette
étude doit débuter par l'interprétation des données sismiques et celles de pétroliers disponibles. Un
complément de reconnaissance par forages de 300 à 800 m de profondeur est nécessaire.
3 - NAPPES PHREATIQUES :
Les caractéristiques des nappes phréatiques de cette zone sont les mêmes que celles présentées
pour les feuilles de Dehibat et Machhed Salah (Yahyaoui H . , 1988). Néanmoins, le changement latéral des
faciès et l'évolution des épaisseurs du Sud vers le Nord accordent quelques spécificités aux nappes
phréatiques des feuilles de Tataouine et de Sidi Toui. En effet, l'enrichissement en carbonates au dépens
des matériaux détritiques et du gypse et l'amincissement généralisé et progressif des séries mésozoïques sur
la feuille de Tataouine, offrent, à la géomorphologie de ces régions un aspect plus accidenté et par
conséquent plus favorable au ruissellement.
3.1 - Réservoirs aquifères
3.1.1 • Nappes phréatiques des gorges de la falaise du Dahar :
Au dessus de l'unité gréseuse de PAlbien (Berrémo-Aptien de G.BUSSON 1967), l'Albo-Vraconien
carbonate est représenté par une barre dolomitique d'environs 15 m d'épaisseur. Au Sud de Chenini, Cette
barre passe à des dépôts détritiques sablo-argileux. Plus haut, 1 Cénomanien moyen-inférieur est constitué
d'alternances d'argiles, de gypses, de calcaires et de dolomies dont l'épaisseur est supérieure à 50 m. Cet
ensemble est limitée au toit par des bancs carbonates du Cénomanien supérieur-Turonien.
Les alternances du cénomanien constituent ainsi un écran imperméable à la base de la nappe du
Turonien qui se manifeste le long de la falaise du Dahar par des suintements perennes sous forme de
sources de trop-plein sensibles à la pluviométrie (source de Aïn Zareth, sources de Duiret...). Au niveau des
gorges taillées dans la falaise du Dahar, les alluvions et les bancs carbonates du Cénomanien et de l'Albo-
Vraconien restituent une nappe alimentée, à la fois par les eaux de ruissellement et le trop de la nappe du
Turonien.
Dès que les alluvions recouvrent les séries gréseuses de l'Albien (Ci), la nappe phréatique qu'elles
contiennent se perd par épanchement hypo-dermique et le niveau statique le plus proche du sol est celui de
la nappe albienne ou barrémo-Aptienne (N.S 80 à 100 m).
Sur la feuille de Tataouine, cette situation est présente à la gorge de Chenini à l'Ouest de l'ancien
village, où la nappe se manifeste par des sources perennes et des "Oglets" ou puits de moins de 5 m de
profondeur. Cette petite entité hydrogéologique assure l'alimentation en eau potable de Chenini.
A Douiret, les sources qui émergent à la base du Cénomanien supérieur-Turonien ont un débit
faible. Plus à l'Ouest dans la gorge d'El Khenigua, la nappe est captée par des puits d'une trentaine de
mètres de profondeur.
10
Malgré leur extension relativement réduite (2 à 3 km de long) et quelques-centaines de mètres de
large, ces nappes sont avantagées par leur niveau statique souvent peu profond et leur débit spécifique
relativement important au niveau des puits captant un aquifère alluvial ou calcaire épais ainsi que par la
bonne qualité de leur eau (salinité ne dépassant guère le 2 g/1).
i
3.12 - Nappe phréatique du C I du piedmont de Dahar
La nappe albienne ne peut être atteinte par des puits de moins de 50 m de profondeur que dans la
zone centrée sur le puits de Bir Amit et à l'Ouest de celui-ci. Ailleurs sur la feuille de Tataouine, les sables
albiens se trouvent exposés en affleurement en pente raide au niveau de la falaise de Dahar.
Sur les replats de Douiret et de Rass El Oued, les sables albiens sont totalement dégagés. Dans les
cours d'eau des oueds, les alluvions encaissées dans la formation des argiles vertes de Douiret restituent des
nappes d'Underflow logées dans les bas fonds du remplissage alluvial et alimentée par les eaux de crues.
Son niveau piézométrique est très fluctuant en fonction de la pluviométrie.
La nappe wealdienne (aquifère inférieur de CI), n'a d'importance qu'au niveau des lentilles
sableuses. Dans la moitiée méridionale du bassin versant de Aïn Dekouk et plus précisemment à Oued En
Nakhla et Siah Jedari deux lentilles de sables wealdiens emmagasinent une nappe phréatique susceptible
d'être exploitée par puits de surface. En dehors de ces deux lentilles, la nappe phréatique est logée dans le
remplissage quaternaire qui ne permet d'avoir que des suintements de faible débit dans les puits de cette
zone. En revanche, plus bas au niveau d'oued Daghsène, les alluvions saturées ont plusieurs mètres
d'épaisseur.
Au Nord d'oued Daghsène, la nappe phréatique a été mise en évidence à Oued Errommane,
(Khalili B., 1985) mais l'épaisseur des alluvions sableuses, n'est pas bien connue. La nappe phréatique
wealdienne acquiert une importance sur le replat d'El Mesrab à l'Ouest de Ksar Ouled Débab et surtout
dans le bas-fond de la vallée d'Oued Tataouine. Elle est présente également dans les zones basses de la
vallée de Chenini et au niveau du quart Nord-Ouest du bassin versant de Rass El Aïn (El Ferch.
3.13 - Nappe phréatique du Callovo-Oxfordien
Entyre la falaise du Dahar et celle du Callovo-Oxfordien passant par Rass El Aïn, Ksar Ouled
Debab et Bir Chahbania, la nappe du Callovo-Oxfordien peut être atteinte par des puits de surface et des
forages mais son exploitation est beaucoup plus avantagée par des puits de surface. En effet le niveau
piézométrique est peu profond (quelques mètres à use trentaine de mètres) et !e débit spécifique est
souvent faible ; ce qui convient bien à ia technique d'exploitation par puits à grand diamètre. Dans le cas
d'alluvions grossières et épaisses ou celui de calcaires fissurés, les puits de surface fournissent des débits
relativement importants (Rogba SONEDE), Ksar Ouled Debab (G.R), Bir Boubaker (G .R), le débit est de
débit de 2 à 10 1/s. Les puits qui captent les formations sous-jacentes aux calcaires et aux alluvions voient
leur salinité passer de 2 à 5 g/1 et même parfois plus, malgré un débit qui ne s'améliore que très peu.
(Forage Jerjer N° IRH 19251/5, forage Bir 30 n° 2, N° IRH 19403/5..., puits de surface d'El Maztouria,
Ragba, Ghorghar,... ).
Les telwegs creusés dans les reliefs jurassiques des unités de Khechem El Mît, de Béni Oussid et
dans la partie sommitale de la formation des argiles et grès de Techout ainsi que dans les alluvions des
Oueds , permettent le développement de nombreuses petites entités hydrogéologiques» Ainsi les alluvions
grossières de l'Oued El Maztouria, sont aquifères entre Bir El Maztouria et Tataouine-ville. De même
celles de Oued Remtha à proximité du village de même nom.
Les passées argilo-sableuses (Bathonien supérieur - Callovien). Correspondent à de petites nappes
phréatiques dans les gorges et au piedmont de la falaise surplombée par les calcaires en gros bancs. Cest le
cas au Sud de : Faïjet El Baïda, Fayet Ennaaja , et à l'Ouest, de Bir El Morra , Bir Zguellem, Oued
Remtha, Bou Ziri e t c . Les sables sont fins, lenticulaires et argileux ce qui fait que la salinité varie de 2 à 4,5
1 1
Dans les vallons et les lanières des oueds entre Tataouine et Remtha, notamment au niveau des
affluents de Oued El Maztouria, les formations du Jurassique sont constituées d'argiles et marnes avec des
passées carbonatées et rarement de passées gréseuses. Ce complexe lithologique correspond à des petites
entités aquifères de faible débit spécifique. Mais, dont la profondeur ne dépasse pas 30 m. Les passées
carbonatées et gréseuses, ne jounnissent que des suintements d'eau ayant plus de S g/L La réduction de la
fissuration des passées carbonatées, l'amenuisement de faciès gréseux et l'abondance des argiles avec
nodules et bancs de gypses, réduisent les chances de formation de niveaux aquifères.
L'approfondissement de puits au delà de 30 m n'a, dans ce cas d'intérêt que pour l'augmentation la
capacité des stockage du puits sans que ceci n'améliore le débit de la nappe.
La nappe phréatique du bassin versant de Tlalit est logée dans les séries callovo-Oxfordiennes
taillées par les affluents d'Oued Tlalet qui constituent les confins orientaux de la nappe d'El Ferch-Redfa.
Les alluvions d'Oued majeur de Tlalet contiennent une nappe avec des eaux très sallées.
Les nappes phréatiques en relation avec les séries collovo-Oxfordiennes s'approffondissent puis
disparaissent complètement vers l'Est suivant une ligne parallèle à la direction du pendage passant par les
Oueds de Tataouine, Tlelet, Morabtine et Ghomrassène.
3.1.4 • Nappe phréatique du Bathonien
Les séries bathoniennes de la formation des argiles et grès de Techout occupent le bas-fond de la
vallée de Remtha sur la partie méridionale de la feuille de Tataouine. Dans cette vallée, les séries
bathoniennes sont constituées d'alternances d'argiles, de calcaires, de dolomies et de gypses massifs. Les
argiles deviennent de plus en plus abondantes au dépens des bancs carbonates et gypseux, avec apparition de
passées argjlo-sableuses et gypseuses vers la partie moyenne de la formation et de lentilles argilo-sableuses
vers la partie sommitale.
Les alternances argilo-sableuses contiennent une nappe phréatique, caractérisée par un débit
spécifique très faible et une salinité allant de 8 à 30 g/1. Les lentilles des sables argileux sus-jacentes
correspondent à de petites niveaux aquifères qui se placent au piédmont de la falaise du Callovo-Oxfordien
(chap. 3.13).
3.1.5 - Nappes phréatiques du Trias supérieur et du Lias
Ces formations, d'une puissance globale supérieure à 1000m ne sont nulle part aquifères en
profondeur. Sur les premières dizaines de mètres en surface, les nappes phréatiques sont représentées par
de petites entités hydrogéologiques très nombreuses, délimitées par les contours des dépressions
endoréiques et les lits des anciens Oueds comme les Garaets et les Khaonis (Mamou A., 1984). Ces nappes
sont logées dans les gypses, les anhydrites et les bancs carbonates qui ne sont fissurés et par conséquent
aquifères que sur les premiers dix mètres. Dans la région d'El Hachana et le long d'Oued Er Rachadet, les
alluvions d'Oued sont aquifères par endroits et le débit spécifique y est parfois important
Les principales nappes phréatiques du Trias supérieur et du lias, sont :
- la nappe de Garaet El Hamra, Garaet El Khadhra,....
• la nappe du bassin versant d'Oued Errachadet,
- les nappes de la région d'Ajej,.... (H.YAHYAOUI. 1986).
Les niveaux fissurées au sein des gypses correspondent généralement aux bas-fonds et aux
dépressions qui sont le siège d'une circulation active des eaux de ruissellement.
3 2 - Piezométrie
En général, l'écoulement souterrain des nappes phréatiques des feuilles de Tataouine et de Sidi
Toui s'effectue du Sud-Ouest vers le Nord-Est, la pente topographique du terrain naturel, sauf dans les
zones ou des phénomènes locaux influencent la position de Pexutoire.
12
Au niveau du bassin versant de Aïn Dekouk, les isopièzes contournent la source de de Aïn Dekouk
qui est l'exutoire naturel des nappes phréatiques de ce bassin en même temps qu'elle est le lieu de
convergence des écoulements des eaux de ruissellement.
La ligne de partage des eaux de surface entre le bassin versant de Aïn Dekouk et cehn d'Oued
Tataouine correspond également à la ligne de partage des eaux souterraines. Le même phénomène
géomorphologique et piézométrique se reproduit au niveau des bassins versants d'Oued Tataouine et d'El
Ferch (piézométrie traitéée par : Mekrazi A.F., 1975, Khalili B., 1984 et Yahyaoui H., 1982).
Quant aux nappes phréatiques logées dans le gypses les dolomies et les alluvions de la plaine d'El
Ouara l'écoulement souterrain converge vers la dépression endereïque de Sebkhat Om El Khialet
(Yahyaoui H., 1986). L'alimentation se fait principalement par les eaux de ruissellement provenant de la
chaîne de l'Abreg ( calcaires de Krachoua ).
33-Géochimie
La salinité des nappes phréatiques du Jurassique et du Crétacé inférieur croit de 1^5 g/1 en amont à
une dizaine de grammes par litre vers l'exutoire. Ceci est particulièrement vrai dans le cas d'un exutoire
endoréique.
Dans le cas de la nappe du bassin versant d'Oued Tataouine et vu l'absence des eaux évaporées des
émergences et des sols de Sebka la salinité de l'eau est entre 2 et 4 g/1. D'autre part, les dépôts argilo-
gypseux du Jurassique terminal - Crétacé inférieur et du Quaternaire de la partie médiane d'El Ferch
présentent, malgré la position relativement éloignée de cette zone de l'exutoire de la nappe des eaux
relativement salées (5 à 7 g/1).
Au niveau de la plaine d'El Ouara, l'isocône 4 g/1 se poursuit à partir de Mraguib Ouled Chehida
jusqu'à Ksar Oun, parallèlement aux reliefs limitrophes de bassins versant de Sebkhat Om El Khialet, qui
constitue le seul exutoire des nappes phréatiques de ces bassins. Plus en amont, la salinité ne diminue que
légèrement et n'atteint que rarement 2 g/1.
En dehors des bassins versants de S. Oum El Khialet et du domaine de la nappe semi-profonde de
remplissage d'El Ouara, les eaux des entités hydrogéologiques localisées dans les dépressions (Garâet et
Khaoui) sont généralement salées (5,5 à 7 g/1). Ces eaux sont particulièrement riches en sulfates. Sur le
piédmont oriental des reliefs de Sidi Toui et de Rehach , la salinité de l'eau croit de 2 g/1 au Sud Ouest à
plus que 5 g/1 au Nord Est Cette évolution est largement influencée par les conditions d'alimentation et
l'écoulement souterrain de la nappe.
Le faciès chimiques de l'eau de ces nappes est généralement sulfaté sodique et chloruré magnésien.
Ceci résulte d'un lessivage intensif des sels en surface ce qui est spécifique aux nappes des régions arides.
3.4 - Ressources et exploitation
Les ressources et l'état d'exploitation de principales nappes phréatiques, des feuilles de Tataouine -
Sidi Toui est consigné dans le tableau suivant :
Tableau 1 : Situation de l'exploitation de principales nappes phréatiques sur les feuilles de
Tataouine et de Sidi Toui (Mamou A., Yahyaoui H., 1989).
13
Les ressources exploitables de ces nappes sont estimées à 2001/s.
L'exploitation actuelle qui se fait par 1200 puits et de l'ordre de 1651/s
r
Les nappes phréatiques des bassins versants des Oueds Tataouine et El Ferch sont en phase de
surexploitation qui se manifeste dans les zones à fortes densités de puits, telles que Rass El Aîn, El
Maztouria , Errogba, etc ... par une baisse graduelle du plan d'eau ainsi que par un léger avancement des
eaux salées du Nord-Ouest vers la région de Rass El Aîn dans le cas de la nappe d'el Ferch.
Tataouine, Novembre 1989
H.YAHYAOUI
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1- G.Busson (1967): Le mésozoïque saharien, 1ère partie : L'extrême sud tunisien. Edition du C.N.R.S série
géologique n°8.
2- A.F Mékrazi (1975): Etude hydrogéologique d'El Ferch-Recifa
3- J-p Raybaud & P.Eberentz (1977): Etude des aquifères profonds du bassin versant de l'Oued Fessi-
Tataouine.
4- B.KhaHU (1984): Réactualisation de l'étude de la nappe d'El Ferch-Récifa.
5- B.Khalili (1985): Contribution à l'étude hydrogéologique du bassin versant de Aïn Dekouk (Sud Tunisie).
Diplôme de Docteur de 3ème cycle. Université Pierre et Marie Curie. Paris VI.
6- S.Bouaziz (1986): La déformation dans la plateforme du Sud tunisien (Dahar et Jeffara). Approche
multiscalaire et pluridisciplinaire. Doctorat de spécialité. Faculté des sciences de Tunis.
7- SJBouaziz (1988): Nouvelles découvertes de Vertébrés fossiles dans PAlbien du Sud tunisien.
8- A.Mamou (1983): Etude hydrogéologique de Sabkhet Oum el Khialet, BIRH, Gabès, Juin 1983,38 p,
Annexes.
9- A.Mamou et MAmmar (1984): La plaine d'el Ouara : Aquifères et potentialités en eau souterraine.
10- A.Mamou (1987): Reconnaissance et exploitation des ressources en eau souterraine du gouvernorat de
Médenine, DRE, TUNIS, Mars 1987, 8 p.
11- A.Mamou (1987): Le projet d'El Ouara ; Aspect hydrogéologique, DRE-Tunis, Décembre 1987.
12- Direction des Ressources en Eau (1981 : Exploitation de la nappe de CI dans le gouvernorat de
Tataouine.
13- Office National des mines-Département de la géologie (1989): réunion du comité de lecture des cartes -
Tunis.
14- H.Yahyaoui (1982): Surveillance de l'évolution de la piezométrie et de la chimie de PUnderflow d'oued
Tataouine - Rapport de stage.
15- H.Yahyaoui (1985): Reconnaissance hydrogéologique du Bathonien entre Bir Fatnassia et Oued El
Ghar.
16- H.Yahyaoui (1986): Etude hydrogéologique préliminaire de la plaine d'El Ouara Tataouine.
17- H.Yahyaoui (1986): Etude hydrogéologique préliminaire de la plaine du Smar.
18- A.Mamou et H.Yahyaoui (1989): Ressources en eau du gouvernorat de Tataouine.
TABLEAU : CARACTERISTIQUES DE PRINCIPAUX FORAGES SUR LES
FEUILLES DE TATAOUINE ET DE SIDI TOUI
Unité
Prof
Cfltes crép(m)
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Etat
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Daghsen 1
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75 à 117
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4,21 3,00
(19636)
9" 5/8,TL 1,0
CJ
Daghsen 2
151
-79,95
89,5 à 120,2
34,6
5,18 3,14
TJ
(19637)
3
W
Daghsen 3
174
-88,18
116 à 168
30,S
3,01 3,78
(19638)
9" 5/8,TL 1,2
'O C
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Dacmsen 4
201
-61,17
65 à 77
44
10,75 2,16
(19639)
9" 5/8,TL 1,0
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Maràah El Hamra
134
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(19674)
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(expl.
~? VH
(19204)
9" 5/8,TL 1,0
SONEDE)
•-* u
3
T3
Recifa 3
81
-22,7
20 à 35
8
5,6
0,98
(SONEDE)
0
(7778 bis)
9" 5/8
O
3 1
46 à 69
- 0 0
Oued Jerjer
208
-18,5
>
9" 5/8,TL 1,0
2,7
37,26 4,96
G.R
(U O
(TJ T )
Z U
Oued El Ghar
65
-61,5
Trou libre
43,5
0,74
1,68
SONEDE
(5600)
(/l C
Q) CU
•S 3
Mohamed
fl O
-60,2
6O à 76
U JZ
Gdira (19650)
30
~H 4-1
9" 5/8,TL 1,0
0,7
14,9
1,56
Privé
u a
01
Oued El Atbni
72
+ 1,15
37,5 à 68
5
29
8,34
Puits salé
3
cr
(19205)
8" 5/8
J J
uï fi
102
15,35
47 à 77
3,4
49,52
Expl. CR
fl Q
Garaet Mêlai
"4 ~H
U O
(19216)
9" S/8, TL 1,0
H t)